J'étais en train de vomir sous la pluie, je ne savais pas comment j'avais atterrie sur cette avenue, ni même comment je m'appelais ou encore pourquoi j'avais un sachet de coke dépassant de mon sac qui trempait dans le caniveau.
La pluie dégoulinait sur mon visage, me rinçant de toute souillure, les gouttes s'initiaient sur mes lèvres putrides de vomis. Je pris mon sac, le sachet et j'ai continuer à marcher tant bien que mal le long de cette avenue jusqu'à ce qu'une flaque d'eau m'émergea jusqu'aux chevilles. Je pris mes mains, les collèrent cote à côte, et avec j'ai pris cette eau de pluie dégoûtante salie par la rue et je me suis enivrer tout le visage avec. Je n'en pouvais plus, j'étais absolument vide, vide dans mon c½ur, vide dans ma tête. Je me suis laisser tomber sur le trottoir, dos au sol, les cheveux trempant dans la boue et le visage face à cette pluie glacée qui semblait me réconforter. C'est alors qu'une voix féminine surgit de nulle part, les bruits de talons aiguilles se faisait entendre sur ce trottoir jusqu'à moi.
- Ca fait 1h qu'on te cherche ! T'aurais pu avoir la décence de nous dire que c'était toi qui avait la coke !. C'était Mathilde, sauf que je ne le savais pas encore, puis une voix masculine cette fois se pencha à mes côtés.
- Est-ce que ça va ? Tu nous entends ?. C'était une voix profonde, c'était Clément tout simplement, mais lui aussi je ne savais plus qui il était.
Durant mon état léthargique au sol, je les entendais discuter.
- Et qu'est ce qu'on fait maintenant ? On va pas la laisser là, comme une pauvre conne affalée sur le trottoir ? T'attends quoi au juste ! Relève là !
- Oui, c'est ce que je comptais faire. Elle a sûrement du encore prendre toutes ses saloperies et perdre toutes notions. Comme d'habitude quoi.
- J'm'en tape relève là, et on va directement chez moi.
A peine ces mots échangés, je me sentis soulever, ma tête tournait, c'était affreux, la nausée aux bords des lèvres, les commissures de ma bouche avait le vertige. Ma gorge se serrait, j'étais si bien sous cette pluie, elle avait finit par me transpercer, elle avait toucher ma poitrine, mon ventre et mes cuisses. Elle m'avait caresser, je la regardais d'en dessous, elle a veiller sur moi, elle m'a nettoyer, et on se permettait de m'ôter à cette bienfaitrice ?
On m'a poser délicatement sur la banquette arrière de cette voiture. Mathilde s'alluma une cigarette comme à sa grande habitude, mit un cd, je me souviens encore, c'était un air des Clash, Mathilde adorait les Clash, mais ça encore, à a ce moment je n'en savais absolument rien, impossible d'identifier du Polnaref des Clash. Elle ouvrit la fenêtre de son côté, je voyais des cheveux d'un blond profond voltigés vers moi. Ils étaient longs et perles de pluie.
L'air frais me faisait du bien. Je me sentais moins oppresser.
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